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Petite introduction à la macrobiotique

La genèse de la macrobiotique

En 1910 au Japon, alors que sa famille vient de disparaître emportée par la tuberculose, le jeune Nyoti Sakurasawa est sauvé de cette maladie par un médecin particulièrement éveillé aux processus naturels de la vie. Excluant toute drogue allopathique, celui-ci préconise uniquement l’assainissement du sang au moyen d’un régime alimentaire très simple qui respecte le rapport d’un volume de sodium (Na) pour cinq volumes de potassium (K). Les moyens d’auto guérison du corps sont ainsi restaurés.

Agé de dix-huit ans, éprouvé par la disparition des siens, Nyoti Sakurasawa est édifié par sa rapide guérison. Il discerne en sodium et potassium le jeu du yin et du yang. Il oriente totalement sa vie vers l’approfondissement de la dialectique traditionnelle orientale yin/yang appliquée à tous les champs de la vie humaine. Fondamentalement mû par un esprit non dualiste entre matière et énergie, vie matérielle et conscience spirituelle (yin et yang), il confère pourtant une dimension matérielle et physique à yin/yang qui facilite la convergence avec les sciences et le monde occidental, la rationalité. Il veut établir les bases d’une compréhension mutuelle entre l’Est et l’Ouest et une pratique qui engendrerait la Paix mondiale, celle-ci étant son rêve le plus cher. La macrobiotique, véritable philosophie pratique (ou pratique philosophique, au choix), est cette actualisation sous une forme accessible à chacun.

Enseignant et écrivant sous le pseudonyme de Georges Ohsawa (GO), il poursuivra son rêve de Paix mondiale jusqu’à sa mort, en 1966. Pendant des décennies il démontrera l’efficacité de la diététique curative macrobiotique en Asie, en Afrique, en Europe et en Amérique en guérissant  toutes sortes d’affections physique et mentales des plus désespérées.

Yin et yang ?

Les deux pôles yin (expansion) et yang (contraction) sont des antagonistes/complémentaires. Yin et yin se repoussent comme yang et yang se repoussent. Inversement yin et yang s’attirent. On peut vraiment concrétiser ces relations en jouant avec des aimants. La macrobiotique est une cosmogonie où ces forces structurent et animent l’univers dans un mouvement infini. L’étude consistera à  identifier leur présence et leur dynamisme, partout. L’homme est une créature de l’univers. Chez lui yin et yang sont identifiable à une multitude de niveaux mais surtout, en ce qui concerne notre approche, dans le système nerveux autonome divisé en parasympathique – yang- et orthosympathique-yin. Ce système nerveux sera l’acteur principal du maintien de la santé.

La diététique

L’être humain est un produit de son milieu avec lequel il maintient des échanges constants, grossiers ou subtils, qu’il en soit conscient ou non. L’alimentation est une façon évidente de s’incorporer ce milieu (et de le laisser s’exprimer à travers nous). Les symptômes de la maladie sont autant de signaux (yin ou yang) d’un déséquilibre. La santé est un état harmonieux d’équilibre entre les deux forces. Nous sommes fait de ce que nous mangeons. Nous pouvons nous servir de l’alimentation pour rectifier les erreurs du passé, nous harmoniser avec notre milieu et vivre joyeusement à l’écoute des mouvements de l’univers. La macrobiotique ne se limite pas à la qualité biologique mais distingue une gradation de yin à yang de nos aliments en fonction des forces qui les constituent et que nous incorporons.

La cuisine cesse d’être un mal nécessaire. Elle s’élève au niveau d’un art créateur de la joie de vivre. Par le choix et l’association des aliments et des condiments, en variant les découpes, en adaptant le mode de cuisson, on peaufine l’équilibre yin/yang désiré, on le corrige. La cuisine se doit d’être savoureuse, un livre de recettes est parfois bien utile.

Un repas macrobiotique standard se compose de plus de cinquante pour cent de céréales complètes en grains, d’environ vingt pour cent de légumineuses, le reste en légumes, algues, soupe, pickles. Le végétarisme est préconisé dans les directives préparatoires lorsque l’on veut nettoyer l’organisme. Par la suite ce sera à l’individu de s’orienter en fonction de son jugement.

Quelques recommandations

Dans l’estimation des facteurs plutôt yin ou yang qui agissent sur nous quotidiennement nous devons prendre en compte l’ensemble de nos activités : le sommeil, l’effort, le stress, etc. A titre d’exemple, la pratique de l’ashtanga yoga est généralement très physique donc très yang et aura pour effet de nous attirer vers de très forts yin avec un risque de toxicité (sucre raffiné ou équivalents). Attention yogis ! les textes classiques servant toujours de références traditionnelles aux gurus modernes datent de bien avant l’apparition du sucre raffiné. On peut rencontrer des yogis diabétiques... Souvent une quantité modérée de fruits, surtout en Inde, est, de loin, préférable.

Nous savons que les médicaments, les drogues, l’alcool, très yin, sont difficiles à équilibrer. Plus insidieux, car omniprésent dans la nourriture industrielle, le sucre raffiné est responsable d’une liste de pathologies des plus ordinaires aux plus dramatiques. Il faudra lui préférer les sucres complexes issus des céréales : maltose d’orge, sirop de riz, sirop de blé.

Nous sommes constitués de soixante-dix à quatre-vingt pour cent d’eau et nous nous devons donc d’en consommer. Dans la pratique macrobiotique le couple sel (yang) / eau (yin) est à prendre particulièrement en considération. Il est conseillé de ne pas trop saler (ne pas utiliser le sel de table au moment de manger) et de ne pas boire par principe mais pour étancher sa soif. le café et les thés vraiment excitants sont évités au profit du thé de trois ans (quasiment sans théine ni caféine), boissons de céréales torréfiées, infusions naturelles.

Les yogis, sportifs et travailleurs de forces transpirent (surtout s’ils boivent mécaniquement) et perdent ainsi des sels minéraux précieux pour le maintien de la santé. ils devraient veiller à la présence de sodium en quantité raisonnable dans la cuisson de leur alimentation quotidienne et, pourquoi pas, essayer l’utilisation de préparations fermentées avec du sel (sel végétalisé) telles le miso, le tamari, les prunes appelées umeboshi.

On peut diminuer jusqu’à la suppression les laitages en leur préférant certains végétaux, dont les algues, pour l’apport en calcium.

Les siècles de perfectionnement dans l’art d’accommoder un éventail très vaste d’aliments a produit une gamme de nourriture possédant des vertus spécifiques. Dans le jargon macrobiotique on les nomme précisément spécifiques.  On réserve leur usage à des conditions particulières, généralement thérapeutiques. On peut citer en exemple la racine de lotus pour les problèmes pulmonaires et les prunes salées, uméboshi, pour les problèmes digestifs. Il y a aussi le miso, le tamari, le tofu, le tempeh, préparations à base de soja. Grâce à cette attention particulière à la diététique comme voie thérapeutique, les vertus de l’ensemble des aliments courants sont connues et utilisées.

Pour tout questionnement scientifique au sujet des vitamines, sels minéraux, calcium etc. vous pouvez lire « Hippocrate avait raison, la preuve macrobiotique » par Hubert Descamp chez Trédaniel.

L’arrogance, une maladie ?

La conception macrobiotique de la santé et de la maladie transcende le sens symptomatique habituel, signe de fragmentation entre les dimensions physique, émotionnelle, intellectuelle et spirituelle.

Beaucoup d’entre nous se posent la question suivante : quelle perception de la vie et quelle perspective pour l’être humain en rupture avec son milieu naturel et ignorant des forces cosmiques qui le constituent ? Georges Ohsawa choisit de la formuler différemment : faut-il voir dans l’arrogance humaine un levier positif, un synonyme plus crû  « d’une noble ambition », ou simplement l’expression d’une maladie qui atteint la totalité de l’homme et dont il faut se résoudre à guérir, totalement, définitivement ?

L’antidote : la soupe miso !

Miso 2 cuillères à soupe, 1 oignon, 1 carotte, 1 navet, 1 poireau, 2 litres d’eau, 3 algues kombu, quelques algues wakamé séchées, sel, huile de tournesol.

  • Préparer un bouillon de kombu : faire chauffer l’eau avec les kombu et laisser mijoter une heure. Laver les légumes. Couper l’oignon en lamelles, la carotte en rondelles, le navet en lamelle et le poireau en morceaux de 2 à 3 cm.

  • Faire revenir les oignons dans un peu d’huile de tournesol en salant dès le départ, puis faire revenir les carottes, les navets et les poireaux.

  • Retirer les algues kombu du bouillon. Verser les légumes revenus dans le bouillon et laisser mijoter. Ajouter les wakamé séchées.

  • Un peu avant de servir délayer le miso dans un peu de bouillon et verser dans la soupe que vous venez de retirer du feu.

  • Servir en ajoutant un peu de vert de poireau finement haché.

Si vous êtes pressé vous pouvez faire la même recette sans utiliser de bouillon de kombu.

Quelques références

Ce texte se veut une simple entrée en matière, et le sujet est vaste! Pour en savoir plus il est nécessaire d’étudier plus avant les tableaux et les livres de Georges Ohsawa que l’on peut commander chez C.I.M.O. , 8 rue Rochebrune, 75011 Paris. Tel 01 43 38 74 22 ; Fax 01 49 23 09 91

  • « Le zen macrobiotique »

  • « La philosophie de la médecine d’extrême orient »

  • « Le Principe Unique »

Lire aussi:

  • « Introduction à la macrobiotique » de Jacque Mittler aux éditions Dangles

  • « Le sucre, cet ami qui vous veut du mal » de William Dufty aux éditions Trédaniel

  • « Le livre de la macrobiotique » de Michio Kuchi chez Trédaniel

Sans oublier la pratique !

Liens

www.lamacrobiotique.com

www.kushiinstitute.org

Pierre Baronian, l'auteur de cet article, enseigne un le yoga, le Qi Qong  et la macrobiotique à Aix les bains